Urbanisation: Douala face à l'habitat précaire


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C’est dans un contexte où la question de la restructuration des quartiers dits ‘’précaires’’ ou ‘’informels’’ se pose comme une nécessité pour la survie des grandes villes africaines que s’est tenu du 12 au 14 mars 2019, au Cercle Municipal de BONANJO, un atelier sur l’intégration des questions de santé dans les politiques d’habitat en Afrique.

A Douala comme dans la plus part des grandes villes africaines, il se développe une urbanisation autonome qui donne lieu à la formation de quartiers précaires. Ils se caractérisent généralement par le manque de services de base, l’habitat spontané, l’insécurité foncière, les conditions de vie minimales, une haute densité, la pauvreté et l’exclusion sociale.
De ce fait, et au regard de ses spécificités, la problématique d’une gestion efficace des espaces urbains reste actuelle dans une Ville de Douala qui, rappelons-le, avec sa population estimée à 3 millions d’âmes, est le seul centre urbain du pays qui connait un accroissement de l'ordre de 100 mille  personnes par an.
Ce flux incessant de personnes vers la capitale économique interpelle tous les acteurs de la sphère publique afin de penser des solutions visant à limiter l’expansion de ces quartiers dits informels, et à améliorer les conditions de vie des populations. Tout en sensibilisant ces dernières sur les dangers d’un habitat malsain.
Un état des lieux de l’urbanisation de Douala montre que, environ 70% de son tissu urbain est constitué de quartiers précaires. La non maitrise du foncier constitue le principal frein à la production de l’habitat sain. Ce alors même que, une meilleure exploitation de ce même tissu pourrait contribuer à la promotion d’un habitat décent valorisant les 16 200 ha de terre urbanisable dont dispose la ville.
Ainsi, le ‘’Workshop’’ de DOUALA auquel ont pris part le MINSANTE, le MINDHU, le MINEE, les Communes d’Arrondissements du Département du Wouri, l’ONU-HABITAT et la CUD avait pour objectif de permettre d'une part, d'évaluer le niveau de prise en compte des préoccupations liées à la santé dans la politique de l'habitat à Douala; et d'autre part d’examiner les principaux « leviers » et    «goulots d’étranglement » pour répondre aux défis de la santé en Ville’’. Enfin, comme l’a souligné dans son allocution, Thomas MOUNDOUMBOU SOUGA, le Secrétaire Général de la Communauté Urbaine de Douala. Et partant de là, ‘’il s’agira d’explorer les pistes confortant la santé urbaine au cœur des enjeux à Douala, pour ainsi traduire notre engagement à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) 3 et 11’’ précise-t-il.

 

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