17EME REUNION DES PARTIES DU PARTENARIAT DES FORETS DU BASSIN DU CONGO


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LE PLAIDOYER DE WWF POUR LA PROTECTION DES ELEPHANTS D’AFRIQUE CENTRALE.

Par Victor Esso Tiki.

Débuté le 24 octobre à Douala à l’hôtel sawa, la 17éme réunion de tous les ONG, bailleurs de fonds, associations et le réseau des journalistes pour la préservation de l’environnement d’Afrique centrale et sympathisants qui œuvrent pour la préservation du bassin du Congo s’achève ce Vendredi 27 octobre 2017.

LA CONFERENCE DE PRESSE DE WWF SUR LES Eléphants : Population en baisse d’environ 66%

Le Mercredi 25 octobre, l’ONG WWF a profité de ce grand jamboree des amoureux de la nature, pour donner une conférence de presse et présenter son rapport de biomonitoring 2017 sur les Eléphants d’Afrique centrale, en présence du Président en exercice de la COMIFAC, le Rwandais Dr Jean Baptiste Habyarimana et du Directeur Afrique centrale de WWF Mr Matt Langui.

Selon le rapport du World wildlife fund (WWF), la population d’éléphants dans quatre pays de la sous-région d’Afrique centrale, à savoir Cameroun, Congo, RCA et Gabon a baissé d’environ 66% entre 2008 et 2016.

Les inventaires fauniques réalisés par le World wildlife fund dans quatre pays d’Afrique centrale révèlent une baisse de la population d’éléphants de forêt d’environ 66% sur huit ans. Les résultats de cette enquête réalisée sur une superficie de près de 6 millions d’hectares, indiquent un nombre d’éléphants de forêt estimé à environ 9500 individus. Ces chiffres collectés dans les aires protégées clés (représentant 20% de la superficie) et dans les zones périphériques (concessions forestières, zones de chasse et autres types d’utilisation des terres) au Cameroun, au Congo, en République centrafricaine et au Gabon sont particulièrement inquiétants. Le phénomène est surtout « alarmant dans le segment Cameroun du paysage Tri-national Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM) où le nombre d’éléphants a diminué de plus de 70% en moins de 10 ans », souligne le Biomonitoring du WWF en Afrique centrale.« Malgré ces données choquantes, nous croyons que les tendances peuvent être inversées en partie si les décideurs et les communautés locales utilisent ces données scientifiquement établies comme guide pour l’élaboration de politiques de gestion de la faune, de plans de surveillance et de stratégies pour lutter contre la criminalité faunique et le braconnage », estime le coordinateur du Biomonitoring du WWF pour l’Afrique centrale, Paul N’Goran.

Ce recensement montre que les aires protégées subissent deux fois moins de pressions de chasse qu’en dehors, faisant d’elles, des zones de refuge pour la faune. « Les résultats des inventaires ont révélé que le braconnage et les autres pressions humaines sont plus élevés en dehors des aires protégées ; la pression est 50% moins élevée dans les parcs nationaux et autres aires protégées qu’à l’extérieur », explique N’Goran. Toutefois, précise-t-il, « certaines aires protégées comme les parcs de Nki et de Boumba Bek au Cameroun ont perdu 80% de leurs éléphants lors des dix dernières années ». Face à ce phénomène, le WWF exhorte les dirigeants de ces quatre pays à renforcer de toute urgence la législation pour lutter contre le braconnage. « Ils devront également fédérer leurs efforts et intensifier la surveillance et les mesures d’application de la loi, dans et autour des aires protégées transfrontalières, et ce, en étroite collaboration avec les communautés locales afin de combattre les opérations complexes des réseaux de criminalité faunique dans le bassin du Congo ».Si la trentaine de journalistes présents a été admiratif du travail accompli, elle s’est tout de même posé les questions sur la méthode utilisée pour arriver à ce type de déduction ? Quelles ont été les procédés du WWF pour en arriver à ces conclusions ? Ou sont les études réalisées par les différentes administrations ayant la charge de ces domaines dans chacun des Etats ? l’implication des acteurs locaux ?

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